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L’un des grands drames de notre histoire s’est joué lorsque, par milliers, les nôtres ont pris le chemin de l’exil vers les États-Unis. Cette « Grande saignée » a durablement bouleversé notre démographie et freiné notre chemin vers l’émancipation politique.

« Il fallait choisir entre s’exiler aux États-Unis – ils seront près d’un million à prendre cette voie après 1837 – ou devenir citoyens de seconde classe, prolétarisés dans les usines d’une révolution industrielle : choisir en somme entre l’assimilation à l’étranger ou l’exploitation en leur patrie. La sentence de Durham pèse toujours sur le destin du peuple québécois. Parler et vivre en français en Amérique n’ira jamais de soi, c’est un droit que nous payons cher. »
— Gilles Laporte, « Dix journées qui ont fait le Québec »

J’ai un véritable coup de cœur pour cette citation de Jean-Claude Germain tirée de l’ouvrage « Dix journées qui ont fait le Québec » — ne donne-t-elle pas matière à réflexion ?

« Lorsqu’on invoque le passé, proche ou lointain, c’est une erreur de perspective de croire que les ancêtres sont les anciens et que nous, nous sommes les jeunots. C’est même le contraire qui est juste. Nous sommes les vieux et ils sont notre jeunesse. Ne sommes-nous pas la somme et la mémoire de ce qu’ils ont été ? »

Comment un peuple peut-il se définir et se tenir debout s’il a oublié ses racines ? Le passé éclaire l’avenir et nous avertit des chemins à ne pas reprendre. Un peuple sans mémoire marche donc à l’aveugle et est destiné à disparaître.

La Fondation Lionel-Groulx écrit dans son rapport annuel 2024 :

« Plus un peuple se souvient, plus il est fort, fier, responsable et confiant envers son avenir. »

« Le patrimoine n’est nullement une simple accumulation de souvenirs du passé, mais un ensemble de traces parlantes et d’échos tangibles de notre genèse individuelle et collective. »

− La revue CAP-AUX-DIAMANTS (no. 81)

« Car le projet indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’État plutôt que la consécration de la nation. »

– Pierre TRÉPANIER, historien

Dans Notre maître, le passé (tome III), Lionel Groulx écrivait :
« Un mouvement autonomiste s’ébauchait déjà au Canada avant la conquête. »

→ C’est un fait historique que, pour être franc, j’ignorais. Le sujet mérite qu’on s’y attarde, et je compte bien approfondir mes recherches sous peu.

« Notre patrimoine religieux, c’est notre héritage architectural dans lequel se concentre tout ce que nos ancêtres ont fait de plus beau. »
– Marie-Josée Deschênes (2024, dans un numéro spécial sur LES 350 ANS DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE DE QUÉBEC)

« Un peuple qui n’a pas de patrimoine n’existe pas. »
– Michel Lessard (2008, dans la revue d’histoire CAP-AUX-DIAMANTS)

« Malheureusement depuis les années 60, on cherche à occulter tous les bienfaits que le catholicisme nous a apporté à cause de certains excès montés en épingle par les bien-pensants progressistes. »
– Robert MARLEAU, 2024

Honneur à ceux qui ont bâti le pays!
Hommage à leur courage, à leur esprit d’initiative, à leur foi profonde!

Le référendisme « à tout prix » de certains redonnera de la visibilité et de l’importance à un PLQ qui va sortir à nouveau la même cassette anxiogène. Si le PQ veut d’un 3e référendum, il doit d’abord s’assurer qu’il soit gagnant, effectif et reconnu par un gouvernement fédéral aux dents très longues.

L’immigration semble enfin devenir un enjeu de société de premier plan. Plusieurs réclament depuis longtemps un débat national libre et éclairé sur la question. En aurons-nous un ? C’est à espérer puisque voilà ici un sujet prioritaire qui nous regarde tous.

Si elle espère vraiment changer les choses pour le mieux, la droite nationale devra embrasser la métapolitique de manière plus combattive.

Mon blogue personnel fait peau neuve. Cette section me permettra d’écrire de courtes réflexions, des citations ou des nouvelles me concernant.